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La gratuité : une nouvelle idée ?

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La notion de gratuité est enracinée au plus profond de l’histoire et de la conscience humaine : du mythe du paradis terrestre au souvenir fantasmé du sein maternel.
Depuis 1948, la déclaration universelle des droits de l’homme stipule à l’article 26, l’accès gratuit aux droits fondamentaux.

La gratuité institutionnalisée ou volontaire ?

La gratuité est celle des services publics et du bénévolat.
Les services publics existants sont ceux de la santé, de l’éducation, de la justice, de la défense, de la voirie, de l’assainissement.
Nous assistons cependant à la déconstruction des services publics de proximité :
suppression de maternités, d’écoles rurales, de bureaux de poste, de transports SNCF locaux.
A côté de ces gratuités construites, existent des îlots de gratuité notamment dans le cadre familial, amical, coopératif.
Par ailleurs, le bénévolat s’exerce essentiellement dans les domaines de la politique, de la solidarité humaine et de la culture par le biais des associations, syndicats et partis…
Il existe également des gratuités premières : la lumière du soleil, l’air qui constituent des « biens communs » fondamentaux.

L’extension des domaines de la gratuité

Il est nécessaire d’inverser le mouvement de privatisation des domaines de la santé, de l’éducation, de l’information et de la culture.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication favorisent aujourd’hui l’échange gratuit de savoirs.
Dans le domaine des transports, le développement des transports collectifs urbains et péri-urbains gratuits constituent un enjeu environnemental majeur.
L’extension de la sphère de la gratuité est la meilleure façon de contrer la tendance actuelle à la privatisation généralisée (du vivant, des espaces urbains, aériens, maritimes, des plages, des forêts, etc.) et donc au mésusage.

La gratuité de l’usage et le renchérissement du mésusage

Cette notion ne relève pas d’une définition objective ni moraliste : l’usage est simplement ce que la société reconnaît comme tel à un moment donné face au mésusage : ce sera aux citoyens de définir ce qui relève du bon usage (gratuit) et ce qui relève du mésusage (renchéri).
Pourquoi payer les mêmes impôts fonciers pour une résidence principale et secondaire ? L’eau va manquer : raison de plus pour en rendre gratuit le bon usage et renchérir ou interdire le mésusage !
Le législateur saura trouver les solutions techniques adaptées : système de prix variables par niveau de consommation ou par type d’usage.
Ce principe a le grand mérite de lier la liberté (de l’autonomie) à la responsabilité. Mais le grand intérêt de ce « paradigme » est de résoudre la contradiction entre les contraintes environnementales et le souci social.

La gratuité : une alternative au capitalisme

Elle implique une remise en question radicale de ce qui fonde notre système productiviste. Généraliser la gratuité serait un bon moyen d’intensifier le flux des deux catégories de biens les plus essentiels à l’humanité ; à savoir la nourriture et la culture.
La gratuité en tant qu’accès aux droits fondamentaux, réduit les inégalités : elle est redistributive.

LIBERTE, FRATERNITE, GRATUITE

pourrait devenir la nouvelle devise républicaine au fronton de nos mairies.

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